La « course à l’intégration » des agglomérations urbaines : comment la Ceinture économique du fleuve Yangtsé réécrit la logique de l’urbanisation chinoise
Une étude sur l’intégration urbain-rural des trois grandes agglomérations de la ceinture économique du Yangtze révèle que la concurrence urbaine passe des villes individuelles à la gouvernance systémique des agglomérations urbaines et de leur arrière-pays rural. Cet article analyse, sous l’angle de la restructuration du système urbain mondial, des inégalités régionales et des stratégies à long terme, les changements structurels de la seconde moitié de l’urbanisation chinoise.
Basé sur une étude de 2025 publiée dans *Frontiers in Sustainable Cities*, le niveau d’intégration urbain-rural des trois grands groupes urbains de la ceinture économique du fleuve Yangtsé est globalement en hausse, mais Chengdu-Chongqing est nettement inférieur à celui du delta du Yangtsé et du cours moyen ; dans l’espace, il se caractérise par une concentration élevée à l’est (nord) et faible à l’ouest (sud) ; les effets d’interaction des facteurs moteurs sont significatifs. L’article estime que cela ne relève pas seulement de l’évaluation des politiques régionales, mais reflète aussi le passage de la concurrence urbaine mondiale des villes isolées à la gouvernance des groupes urbains, l’intégration urbain-rural devenant une compétitivité stratégique. Les stratégies urbaines futures doivent dépasser l’expansion des infrastructures pour s’orienter vers une coordination systémique des institutions, de l’industrie, de la population et de l’espace.




